Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : une décision critiquée… et critiquable ?

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, après la réunion à l’Élysée à Paris le 11 février 2026.

Ce mercredi 11 février 2026, Amélie de Montchalin a été nommée en Conseil des ministres Première présidente de la Cour des comptes.

Cette décision relève du pouvoir de nomination que l’article 13 de la Constitution confère au Président de la République, comme le rappelle le Professeur Jean-Philippe Derosier. Juridiquement fondée, elle n’en suscite pas moins des interrogations : indépendance vis-à-vis du chef de l’Etat, dont elle est proche, mais aussi indépendance vis-à-vis de ses propres décisions passées, puisqu’elle devra contrôler des budgets qu’elle a fait adopter comme ministre.

Le Professeur nuance toutefois les critiques. La Première présidente ne contrôle pas seule les comptes : la Cour fonctionne de manière collégiale. En outre, les compétences budgétaires d’Amélie de Montchalin sont reconnues, ce qui écarte l’idée d’un simple « copinage » au sommet de l’Etat.

Jean-Philippe Derosier ouvre néanmoins une piste de réflexion : renforcer l’exemplarité de certaines nominations par un mécanisme d’approbation parlementaire, par exemple en exigeant l’absence d’opposition d’une majorité qualifiée, à l'instar de la procédure applicable aux nominations au Conseil constitutionnel.



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Crédit photo :  BERTRAND GUAY / AFP

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